Arts & Montaut

LES INCARTADES

Nes

une artiste bordelaise installée dans le Médoc. Elle est née en 1979.

Designer métal, elle crée des sculptures et du mobilier à partir de pièces métalliques récupérées. Son travail a une force de présence, une identité certaine qui puise dans un univers baroque et fortement inspiré par l’iconographie punk.

Très tôt la jeune femme s’oriente vers la création artistique. C’est en 2003, alors qu’elle termine ses études universitaires qu’elle découvre lors d’un voyage à Cuba l’art de travailler le métal. Cette découverte qu’elle vit comme une véritable

révélation, la conduit à réorienter ses études. Elle suit une formation qualifiante en métallurgie en 2004 puis une spécialisation en 2006 comme technicien soudeur à vocation industrielle et spatiale. Tout en continuant à explorer de manière autodidacte la création artistique contemporaine, elle complète sa formation en devenant artificier qualifié en 2008. 

Ses œuvres, vite repérées par le monde de l’art s’imposent par une forte singularité.

En 2007, elle remporte un Défi-Jeunes, dispositif mis en place par le Ministère de la Jeunesse. Pour elle, c’est véritable catalyseur qui la propulse vers le professionnalisme. En 2009, elle représente la France au concours international des Jeux de la  Francophonie, elle expose au Palais de l’Unesco à Beyrouth. En 2010, elle est invitée à l’Unesco à Paris pour une exposition personnelle. En tant que lauréate nationale du programme Envie d’Agir, elle reçoit le 2ème prix en création culturelle, remis par le haut-commissaire à la jeunesse. Au niveau régional Aquitaine et Charente, elle reçoit le 2ème prix de design d’art du Rotary District 1690.

 Un univers baroque, un autre plus ludique, tous deux se rejoignent dans le même objectif, redonner une âme à des éléments industriels oubliés. Jouer sur les

apparences, les ombres, la lumière et les contrastes, traiter des matériaux hostiles jusqu’à les guider artistiquement vers une douceur et une légèreté. Sa signature artistique qui s’exprime par l’utilisation de chaînes de tronçonneuse lui a valu d’être

surnommée par la presse la dentellière de fer.

 Cotation Drouot lors de la vente aux enchères publiques

Jeune création contemporaine

22 Mars 2014, Hôtel Drouot, Paris.

 Caroline SECQ

                                                               

 DE L’ART D’ACCOMMODER LES RESTES

 J’avance par strates, par couches, par superposition, accumulation et sédimentation.

 J’écris l’histoire avec ce que nous laissons sur le sable et qui nous échappe : traces, empreintes,

mémoire. Petite histoire individuelle des choses, grande histoire collective de notre civilisation. Mon travail parle de ce qu’il en restera, d’ici, de nous, de l’environnement, du temps, le nôtre.

 En travaillant avec nos vestiges en dérive sur nos plages, j’invite au voyage paradoxal qui va du

rebut au re-beau… De l’art d’accommoder les restes !

 D’un côté le déchet, le rejet, rejeté dans tous les sens du terme, celui qui dérange et que l’on voudrait ne pas voir, à défaut de pouvoir l’éradiquer. De l’autre l’incroyable beauté de ces restes échoués sur la grève, divinités déchues ; trésors oubliés, morcelés, abandonnés ; fragments de plaisir, d’utile ou d’improbable.

 Évocations merveilleuses et dégénérées d’une autre vie, celles qu’ils avaient avant… avant d’être consommés.

Sur le sable mouvant de ce paradoxe, je construis des rencontres aléatoires et jubilatoires : des

architectures improbables, des reliefs de civilisation, des bidonvilles de plage, des tapisseries aquatiques, des bas reliefs

d’outre monde, de la poésie plastique.

Morceaux choisis et utilisés tels qu’ils se donnent. Bruts, dans leur beauté intrinsèque, sans transformation de ma part.

J’utilise tout tel que je le trouve sur le sable, sans ajout, ni peinture, ni rien.Ils se suffisent.

 

"Mes plages sont une invitation à réfléchir. Elles sont nos miroirs."

                                                                 

                                                                                                                   Caroline Secq

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Louis FAUTHOUX

 

Né à Cauna dans les Landes en 1947, Jean-Louis Fauthoux habite près de Pau.

 Commence à peindre en 1965 et, dès cette époque, réalise des montages poétiques.

Il étudie l’histoire de l’art à Toulouse et l’enseigne pendant une quinzaine d’années à   l’Ecole supérieure des Arts et de la Communication de Pau. Dans cette école, il ouvre un atelier de poésie qu’il anime jusqu’en 1992.

 En 1993, à Léo Lagrange, il crée L’Atelier de Poésie où il organise jusqu’en 2007

lectures, rencontres, séances de traduction, expositions avec des poètes contemporains de différentes langues. Il anime aussi des ateliers de peinture.

 Depuis 1992, Jean-Louis Fauthoux fabrique son papier à la cuve et développe ses

recherches dans ce domaine. Il acquiert une pile hollandaise en 2006.

 Peintures-Papiers

 Peinture et papier, dont les deux pratiques sont intimement liées, ne cessent de se nourrir l’une de l’autre.

 

 

Patrick PIERART

vit et travaille au Pays Basque depuis une vingtaine d’années.

 Après un parcours atypique, il élabore peu à peu son langage. Choisissant la peinture à l’huile comme médium, son travail intègre progressivement différentes matières sous la forme de collages, jouant avec les formes abstraites tout en mettant l’accent sur une mise en scène de la lumière qui sera une constante essentielle et caractéristique de son travail.

Depuis 1983, il expose régulièrement en France, mais aussi à l’étranger (Espagne, Italie, Suisse, Belgique, Allemagne).

Au début des années 2000, un nouveau pas est franchi. Il s’inspirait depuis longtemps déjà des matières ayant subi l’érosion ou les vicissitudes du temps : métaux rouillés, bois brûlés, oxydés, flottés…

 Il cherche désormais à les associer physiquement à son travail, jouant sur l’ambiguïté , brouillant les pistes, amenant le spectateur à une rêverie toute personnelle.

 

Jeux de matières,

Matière à rêver.

Jean-Marie SALANIÉ

est né en 1960.

École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris.

Vit et travaille à Saubion, dans les Landes.

Expose régulièrement en France ainsi qu’à l’étranger.

 

Métaphysique de la chair ou les entrailles du merveilleux

Si la peinture de Jean-Marie Salanié s’inscrit incontestablement dans la généalogie du tragique, elle atteint pour moi un genre nouveau qui par sa singularité, la distingue d’une figuration expressionniste en général.

Ici, l’artiste est résolument tourné vers une quête incessante : celle d’une vision. C’est-à-dire d’une révélation visuelle qui prend sa source dans la mortification des chairs. Non pas celle du corps, dans la plaie béante de nos peurs, dans les viscères polychromes qui s’exposent à travers les splendeurs du drame et de la tragédie. Au premier regard, nous avons l’impression d’être les témoins d’un art divinatoire comme celui des haruspices antiques où l’on se livrait à l’interprétation des entrailles d’un animal sacrifié. Il y a une sorte d’écriture dans cette chair picturale qui se métamorphose sous les coups répétés, les sollicitudes et les assauts du geste créateur.

 

L’œuvre de Salanié est une mantique onirique où les accidents et les repentirs sont autant de blessures dans une bataille dénuée de tout soutien. Elle n’est pas chargée d’une complaisance morbide, elle est une condamnation de la mort elle-même et l’artiste la met en demeure de lui apporter une réponse comme si, en exhibant ce chaos de chair, il voulait en extraire un souffle de vie.

  F. M-L Rusconi.

ATELIERS D’INITIATION

 

CLIN D’ŒIL SUR L’ART

 

Initiation au dessin

avec

Mireille BONARD

07 81 37 19 15

 Initiation au modelage

avec

Cécile GUÉDON

06 82 24 42 10

 Initiation à la photographie

avec

Yvan GAUDY

06 71 12 52 46

 

Ateliers destinés aux résidents locaux, ainsi qu’aux visiteurs en période estivale, désireux  de

consacrer quelques heures, ou même quelques journées ou demi-journées, à un art qu’ils affectionnent.

 

L’animation proposée a été pensée en vue d’intéresser un public de non-initiés.

Prendre contact directement avec les animateurs

CONCERTS 

"Dans l’atelier du forgeron"

45, place des Tilleuls à Montaut


 Vendredi 24 Juillet

et

Vendredi 21 Août

 Uniquement sur réservation car précédé d’un repas

(45 personnes maximum)

 

 

 LE BLUES ENCORE ET TOUJOURS…

avec

Nico Wayne TOUSSAINT et Michel FOIZON

Sa rencontre avec le Blues, Nico Wayne Toussaint la doit au disque Hard Again de Muddy Waters, découvert par hasard dans la discothèque familiale quand il a 15 ans. L’énergie de ce Chicago Blues et la brutalité de l’harmonica de James Cotton dans cet album vont marquer Nico d’une manière irréversible. Le jeune étudiant en histoire qu’il devient

apprend l’harmonica à l’âge de 18 ans et profite d’un parrain américain basé à Minneapolis pour effectuer son premier voyage aux États-Unis en 1992. C’est un tel coup de foudre avec le pays, la musique et l’ambiance des clubs que Nico retourne tous les ans à Minneapolis au cours des années 90, travaillant comme serveur dans le célèbre Blues Saloon de Saint Paul ou obtenant un poste d’assistant de Français à l’université de Carleton College dans le Minnesota. Il profite de ces séjours pour découvrir le pays, en bus, de la Californie à la Louisiane en passant par Chicago, jouant et jammant avec de nombreux bluesmen, obscurs ou célèbres.

 

Il développe en France durant trois ans et en marge de cette expérience  américaine, le groupe Vent du Sud en s’associant à son père Pierre Toussaint, pianiste, pour mêler le blues noir à la musique cajun blanche. C’est lors de cette aventure familiale que Nico fait ses armes en tant que leader et chanteur et prend progressivement confiance et possession de la scène.

 Nico produit ses trois premiers albums à Minneapolis entre 1997 et 2000 puis enchaîne les disques au rythme régulier d’un nouvel enregistrement tous les deux ans sur le label Dixiefrog.  [...]  Si les années 90 sont celles de l’apprentissage, les années 2000 sont celles de la professionnalisation et des tournées ininterrompues, des premières parties (Mick Taylor, Five Blnd Boys...) et des fréquentes récompenses lors des annuels Trophées France Blues.

 En 2008, sa vie professionnelle et privée prend un nouveau tournant lorsqu’il s’installe à Miami de manière semi permanente. Il continue de maintenir son groupe en France mais se produit aussi régulièrement sur la côte sud de la Floride et remporte en 2010 le droit de représenter la South Florida Blues Society à la célèbre compétition internationale IBC (International Blues Challenge) de Memphis.

 [...] La chanson How Long to Heal gagne en 2012 le Premier Prix à l’International Songwriting Competition dans la catégorie Blues.

 En 2012, il gagne le titre de Meilleur Harmoniciste de Floride lors des Florida Harmonica Championships à New Smyrna Beach. En 2013 paraît The Mighty Quartet Live, enregistré en France lors de trois concerts, en compagnie de son groupe régulier français.

 En 2014, Nico est finaliste de l’IBC en duo avec le guitariste Michel FOIZON et sort sur Dixiefrog et sur le label basque espagnol Hotsak son douzième album, le disque acoustique ON THE GO, enregistré à Miami en duo avec Michel Foizon.

Du 27 Juin au 30 Septembre

  

INSTALLATION

sur des édifices publics et des maisons particulières

de Montaut

de

GRANDES TOILES

 

reproduisant des cartes postales du début du XXème siècle

 

Avec le concours de l’Office de Tourisme du Cap de Gascogne

un guide a été édité à cet effet

Création gratuite et simple

Créer un site Internet pro

                                                             LA PRESSE EN PARLE

 

Les Incartades  Montaut  du 28 Juin au 31 Août

La cité comme témoin

Depuis quelques années, le rendez-vous de Montaut, dédié essentiellement aux arts plastiques, a trouvé son public.

Cette 6ème édition table tout autant sur la qualité que sur l’originalité en invitant des artistes, peintres, sculpteurs et céramistes.

 

Sculpteur, Michel Rozier est l’un des piliers à l’origine de cette rencontre estivale organisée par l’association Arts et Montaut. Le propos est de réunir autour d’un thème unique  - cette année, la cité  -  des artistes reconnus et de les exposer au Centre culturel. Cet été, seront présents quatre peintres : Chantal

Bineau Maupetit, Françoise Harf, Alain Cébria, Jean-Pierre Bellan, une céramiste, Nicole Chatignol et deux sculpteurs : Andres Blume et Michel Rozier. Le 28 Juin, le vernissage marquera le début des Incartades 2014.

Par ailleurs, une vingtaine de grandes bâches seront installées sur des édifices et des maisons de Montaut et de Brocas. On y verra des reproductions de

cartes postales anciennes (du début du XXe siècle) issues de la collection de Francis Marsan, représentant le village et la vie quotidienne de ses habitants.

 

Comme chaque année, sur réservation, un repas-concert est programmé le 18 juillet dans l’atelier du forgeron. Le duo Djamano est l’invité de cette édition. Du jazz manouche entre création et héritage interprété par Jeanne et Renaud à travers leur spectacle Bouteille à la mer.

Une nouvelle édition à savourer sans modération !

                                                                           XLandes magazine, No. 32, spécial été 2014.

 

MONTAUT

Les Incartades au cœur de la cité

 

Aujourd’hui le vernissage de la 6ème édition des Incartades, conçue par l’association Arts et Montaut, s’est déroulé au Centre culturel, en présence d’une nombreuse assistance. Cette manifestation qui devient au fil des ans, un incontournable rendez-vous estival, accueille cette année sept artistes, autour de l’idée de la cité. "Un thème ouvert qui permet une approche artistique plurielle" précise Michel Rozier, sculpteur et organisateur de l’événement. Et de souligner dans son mot de bienvenue, la richesse et l’éclectisme des œuvres exposées. Claude Boisseau-Deschouarts, maire, se réjouit de l’originalité de cette édition qui associe, au travers de toiles cartes postales, les habitants à l’histoire du village. Jusqu’au 29 septembre, les nombreux visiteurs pourront les découvrir tout au long d’un parcours culturel, dans les rues du bourg.   Sud Ouest, 12 juillet (!) 2014.

 

MONTAUT

Djamano se forge une réputation

 

Les Incartades poursuivent leur programme d’animation. Au-delà de l’exposition de peinture et sculpture, au centre culturel, l’association Arts et Montaut

organise vendredi, dans l’atelier du forgeron, place des tilleuls, un repas associé à un concert.  [...]

 

Django et Grappelli

Ces deux jeunes gadjos, Jeanne Robert au violon et Renaud Grimault à la guitare, proposent un périple entre innovation et héritage. Dans leur spectacle Bouteille à la mer, les deux artistes partent à la rencontre de l’âme de Django Reinhardt et Stéphane Grappelli.

 

En prélude à cette soirée, le public a tout le loisir de découvrir dans les rues du bourg, une exposition intitulée l’art des cartes postales.  Une vingtaine de bâches déployées sur des édifices publics et de certaines maisons, représentant des lieux typiques de la commune du début du XXème seront ainsi déployées.

Sud Ouest, 16 juillet 2014.